






Votre expresso n'a jamais été aussi cher

Le café, pilier des matins du monde entier, connaît une flambée historique de ses prix. Une conjonction de facteurs climatiques et économiques bouleverse le marché, impactant la chaîne de production jusqu'au consommateur final.
Un sommet historique pour les prix du café
Les prix du café arabica atteignent des records jamais vus depuis les années 1970, dépassant la barre symbolique des 4 dollars par livre à la Bourse de New York. Cette envolée représente une hausse de plus de 25 % depuis le début de l’année, avec 12 séances consécutives à la hausse.
La crise brésilienne, un facteur déclencheur
Le Brésil, premier exportateur mondial, connaît une chute de 12,4 % de sa production d’arabica, conséquence directe des conditions climatiques défavorables dans la région de Minas Gerais. Cette contraction porte la récolte globale de café à 51,8 millions de sacs, une baisse de 4,4 %.
Une météo capricieuse qui perturbe les récoltes
La faible pluviométrie et les températures élevées ont compromis la floraison, accentuant une année de faible rendement dans le cycle biennal de l’arabica. Les stocks mondiaux sont désormais à leur plus bas niveau depuis 25 ans, renforçant les tensions sur le marché.
Le robusta également sous pression
Le robusta, autre variété importante du café, voit également ses prix exploser, dépassant 5 600 dollars la tonne. Le Vietnam, premier producteur de cette variété, a lui aussi subi des aléas climatiques, aggravant la crise de l'offre.
Les répercussions pour les consommateurs
Cette flambée des prix impacte directement les consommateurs. En Italie, par exemple, le prix de l’expresso est passé de 1 à 1,2 euro. Ce renchérissement freine également le développement de la consommation dans les marchés émergents.
Conclusion
Face à une crise mondiale de l'offre, le café devient un produit de luxe. Les turbulences du marché rappellent la fragilité des chaînes d'approvisionnement agricoles, soulignant la nécessité d’adaptations face aux changements climatiques.
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Et oui, la nature commence à taper au portefeuille! Tant que les chutes d'iguazu perdaient entre 30 et 80% (2021) de leur débit, pas grave, on ne voyait pas le pb sauf en tant que touriste ou TO. Mais quand le corollaire devient une baisse de la production de café au Brésil (-12%), ou du cacao (-30% en CI) et que leur prix est multiplié par 2 ou 3 en 2 ou 3 ans, là on s'inquiète.
j'ai plus de 50 ans, je ne suis pas un activiste, plutôt un financier, et là ça me dit clairement une chose : les prix ne factorisaient pas le risque. Quand on regarde les prix des actifs en ce moment, ça continu : le taux d'actualisation (Discount Rate-DR) des cash flow ne prend pas en compte le risque climatique. c'est valable pour tous les secteurs (sauf peut être les assurance qui voient leur "dédommagements" exploser!), tous les pays, tous les produits.
Il serait peut être intelligent de commencer à apprendre à factoriser le risque climatique que fait encourir un actif (une entreprise!) lors de l'actualisation de ses Cash Flows. Là, la CSRD pourrait devenir un outil vertueux au lieu d'une obligation réglementaire...
"Notre planète brûle..." a émue mais au fond sans rapport avec la magnitude du problème. Voyons ce qui se passe quand c'est notre portefeuille qui brule! ça permettra peut être d'ajuster le DR...à défaut de torréfier un café qui n'aura pas poussé!