


Proximité lieu de travail / habitation : quelles tendances '

On évoque de plus en plus fréquemment l’équilibre vie privée / vie professionnelle au sein des directions des Ressources Humaines. Services de garde d’enfants, salle de sports, possibilité de télé-travailler… autant d’efforts faits et de mesures mises en place par les DRH pour favoriser le bien-être des salariés et attirer de nouveaux talents. Reste que l’éloignement du lieu de travail apparaît de plus en plus comme un frein pour les candidats. Principales raisons : le poids des dépenses dans le budget et une tendance à se recentrer sur son bien-être personnel. La situation économique actuelle a-t-elle entraîné un changement des mentalités '
Malgré un marché difficile et un nombre de postes souvent limité en dehors des grandes villes, une tendance semble se dessiner : les candidats tendent aujourd’hui à rechercher un emploi plus près de leur domicile. Si bon nombre acceptaient il y a peu encore de traverser toute l’Ile-de-France pour se rendre sur leur lieu de travail, il semble aujourd’hui que les aspects « finances » et « qualité de vie » soient plus fréquemment pris en considération. Cela est particulièrement vrai pour les profils expérimentés. Chacun pèse désormais le pour et le contre lors des différentes phases du recrutement et cela se ressent notamment au moment de la négociation.
En région parisienne par exemple, il est souvent difficile de se loger. Et à prix modéré, cela devient vite mission impossible. Pourtant, le travail se concentre majoritairement dans ou aux abords de la capitale. Des milliers de franciliens font ainsi le voyage quotidiennement, dont une majorité, ne pouvant se loger dans Paris, vient des départements limitrophes, de la grande couronne voire au-delà. Mais de même que la proximité a un prix (pensez aux loyers), la distance en a un.
Travailler près de son lieu de résidence peut par exemple permettre de rentrer déjeuner chez soi ou de récupérer ses enfants plus tôt ce qui peut vite limiter les frais de garde. Quant aux frais liés aux transports, ils peuvent vite peser très lourd dans la balance lorsque l’on travaille loin de chez soi. Essence, coûts d’entretien du véhicule, amendes, frais de stationnement, de péage… Bien sûr il reste les transports en commun, mais là encore, ceux qui en font quotidiennement l’expérience préfèreraient souvent s’en passer. Au-delà de ces considérations, c’est bien en qualité de vie que la proximité du lieu de travail permet de gagner : rentrer tôt, profiter de sa famille, éviter le stress des bouchons ou des retards dans les transports…
Ainsi, certains candidats ne postulent tout bonnement plus à des postes basés à plus de X kilomètres de leur domicile. D’autres adoptent une stratégie différente et se fixent, en fonction des désagréments liés à l’éloignement et aux pertes financières que cela peut engendrer, le salaire minimum qu’ils sont prêts à accepter. Les professionnels du recrutement l’auront constaté : il n’est plus rare de recevoir un candidat exigeant un salaire plus élevé en compensation. A l’inverse, certains acceptent des salaires moins élevés pour travailler plus près de chez eux et ainsi profiter d’une vie plus équilibrée, de plus de sérénité et de dépenses mieux contrôlées.
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