


Gaël Monfils se reconvertit dans la gestion de patrimoine

À 40 ans, l'heure de la reconversion a sonné pour Gaël Monfils. Et c'est un virage à 180 degrés que s'apprête à prendre le joueur de tennis français. Éliminé au deuxième tour de l'US Open par l'Américain Learner Tien, il a profité de l'occasion pour dévoiler son prochain plan de carrière. Exit les tournées ATP, place aux marchés financiers et au conseil en patrimoine.
Dès l'année prochaine, l'ancien numéro 6 mondial rejoindra les rangs très prisés de la finance helvétique, pays où il réside d'ailleurs depuis près de vingt ans.
Un profil atypique qui a préparé son intégration
Devant la presse internationale, l'annonce de son futur poste a été aussi précise qu'inattendue : « Le prochain chapitre sera dans la finance. Je vais être gestionnaire de fortune dans une boîte en Suisse qui s'appelle Alphaswiss. Je vais commencer là-bas l'année prochaine. »
Si l'arrivée d'un sportif de haut niveau dans la gestion de fortune peut surprendre les puristes du secteur, cette transition professionnelle est tout sauf un hasard. Habitué à générer des revenus conséquents, Monfils a très tôt adopté une démarche proactive vis-à-vis de son propre patrimoine. Une curiosité qui l'a poussé à se former sur le terrain pour booster son employabilité future. « C'est quelque chose qui me passionne, que je fais entre guillemets depuis pas mal d'années », a-t-il expliqué. « J'ai fait des stages quand je pouvais. »
Une démarche de montée en compétences logique pour celui qui refusait de déléguer aveuglément son capital : « Assez tôt, j'ai dû m'y plonger. On gagne de l'argent, des personnes s'occupaient de moi. J'ai voulu comprendre ce qu'ils font avec mon argent. »
L'équilibre pro/perso au cœur de ce choix de carrière
S'il compte saluer une dernière fois le public français lors de quelques ultimes tournois à Lyon, Vienne, puis Paris-La Défense Arena, le futur gestionnaire de fortune a déjà la tête à son nouveau quotidien. Au-delà de l'attrait pour l'écosystème financier, c'est aussi un choix de vie (le fameux équilibre vie pro/vie perso) qui motive cette réorientation.
Fini les déplacements à travers le globe quarante semaines par an, place à la stabilité. « J'ai envie de rester actif. En plus ma petite fille rentre à l'école, il lui faut un papa actif », a glissé le joueur.
Entre résilience, gestion de la pression et esprit d'analyse, les "soft skills" développées au plus haut niveau sportif constitueront sans nul doute de solides atouts pour rassurer et conseiller une clientèle exigeante. La balle est désormais dans le camp de la finance pour la nouvelle recrue d'Alphaswiss.
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