

#ODD13- Finance durable et stratégie climatique - Les 17 ODD vus par les professeurs de KEDGE

Christophe Revelli, professeur à KEDGE Business School et spécialiste de la finance durable, décrypte les enjeux de cet objectif mondial et la manière dont KEDGE s'en empare pour former les acteurs du changement de demain.
Alors que les événements météorologiques extrêmes se multiplient — méga-incendies, inondations meurtrières, sécheresses record — la mobilisation des capitaux financiers vers des projets à impact positif s'impose comme l'un des leviers les plus puissants de la transition écologique.
Découvrez la série : les 17 ODD vus par les professeurs de KEDGE
Cette vidéo fait partie d'une série complète produite par KEDGE : 17 vidéos, 17 objectifs, portés par les professeurs-chercheurs de l'école. Chaque épisode explore un ODD à travers le prisme de la recherche et de l'engagement pédagogique.
L'ODD 13 : pourquoi le changement climatique est une urgence mondiale
Le changement climatique est une modification durable et significative du climat de la Terre, causée principalement par l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Ces gaz agissent comme une couverture autour de la planète, piégeant la chaleur solaire et réchauffant progressivement la surface terrestre. Face à cette réalité, l'ODD 13 — « Mesures relatives aux changements climatiques » — fixe un cadre d'action mondial pour limiter les dégâts et renforcer la résilience des sociétés.
En 2023, des méga-incendies ont ravagé le Canada sur une surface comparable à celle de la Grèce ou de la Tunisie . En 2024, des inondations meurtrières ont coûté la vie à plus de 200 personnes en Espagne, causant des milliards d'euros de dégâts. Ces événements ne sont pas des accidents isolés : ils sont les symptômes visibles d'un dérèglement profond qui s'accélère.
La cause principale est connue. Les activités humaines ont considérablement augmenté la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, intensifiant l'effet de serre et provoquant un réchauffement qui multiplie les phénomènes météorologiques extrêmes. Incendies, ouragans, inondations : leur fréquence a été multipliée par trois depuis les années 1980.
Ce phénomène porte un nom : la grande accélération. Les indicateurs économiques — transports, agriculture, énergie — progressent au même rythme que les indicateurs environnementaux : émissions de gaz à effet de serre, hausse des températures, perte de biodiversité. Notre modèle de production et de consommation n'est pas neutre. Il est au contraire l'un des principaux moteurs du réchauffement.
Les Accords de Paris et la neutralité carbone : les objectifs que le monde s'est fixés
Les Accords de Paris, signés en 2015, constituent le cadre international de référence pour répondre au changement climatique. Ils fixent un objectif clair : maintenir l'augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de +2°C par rapport aux niveaux préindustriels, en poursuivant les efforts pour limiter cette hausse à +1,5°C.
Ce seuil n'est pas arbitraire. Au-delà de +1,5°C, les risques de conséquences graves augmentent considérablement : montée des eaux, extinction d'espèces, multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes. Le maintenir implique une transformation profonde et rapide de nos économies.
Les deux jalons à retenir :
- 2030 : réduire de moitié les émissions mondiales de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux actuels.
- 2050 : atteindre la neutralité carbone — c'est-à-dire équilibrer les émissions produites et les émissions absorbées.
Ces objectifs ne relèvent pas uniquement de la responsabilité des États. Les entreprises, les institutions financières et les acteurs de la formation jouent un rôle déterminant dans la trajectoire que nos sociétés emprunteront au cours des prochaines décennies.
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